Ils sont dix porteurs de projets à avoir lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme KissKissBankBank, en partenariat avec Tourisme et Territoires du Cher. Adélaïde en fait partie, elle souhaite financer la restauration d’une cabane de vigne pour en faire un lieu tranquille et bucolique et surtout y organiser des soirées gourmandes.

C’est quoi le projet ?

Le projet d’Adélaïde, c’est de proposer des soirées dégustation, pour faire découvrir le vin du Domaine Grall et les produits locaux avec, pourquoi pas, des jeux, des barbecues… et surtout de les organiser dans une ambiance conviviale, au cœur de ses vignes. 
Cela passe par la rénovation d’une cabane de vigne à la vue incroyable et lui redonner une seconde vie en restaurant sa toiture, son intérieur, sa terrasse, et son environnement composé de fleurs et … de vignes !

Soutenez le projet d’Adélaïde & Vincent sur KissKissBankBank

C’est eux qui en parle le mieux : 

« Ici (la parcelle), le projet c’est de replanter de la vigne, des fleurs, de faire quelque chose d’un peu plus écologique, de pousser l’agriculture biologique plus loin. On va installer une terrasse en tech d’à peu près 20m2 pour pouvoir accueillir une dizaine de personnes, faire des apéros, des barbecues, des soirées au clair de lune, des soirées jeux, à la demande. Un peu comme un petit club privé, un coin cocoonning sympa. L’idée, c’est aussi de restaurer la cabane. On pourra stocker le matériel dedans, et on l’ouvrira pour une petite exposition de photos anciennes, de parents ou de grands-parents qui travaillaient la vigne, d’objets de la vigne par exemple… Créer un endroit un peu intimiste. (…) Le gros du travail, c’est la terrasse et la toiture. Le crépis, peindre la porte, ce n’est pas un énorme travail, il n’y a qu’une petite surface. On aimerait que ce soit joli, pour faire quelque chose de coquet. Le lieu de vie ce sera l’extérieur pour profiter de la vue. »

C’est “qui” le projet ?

Son histoire : 

Adélaïde est une femme d’ici. Pas de Sancerre, mais d’un autre vignoble à quelques kilomètres de là. Elle se considère comme « une pièce rapportée », ou mieux, d’ailleurs on préfère, « une valeur ajoutée » comme l’avait si bien racontée une cliente. Un patronyme révélateur de ce qu’elle a apporté avec son homme, Vincent, à la région.

« J’ai rencontré Vincent l’année de mon bac. À l’époque il travaillait chez ses oncles en tant qu’employé viticole. On s’est marié, on a eu les enfants, et entre temps il a eu le projet de planter de la vigne et de créer son domaine. En fait, j’ai épousé l’homme et le métier ! (…) Les dix premières années je travaillais à ses côtés, et quand on a commencé à développer la bouteille, j’ai proposé de me charger de la vente et de l’administration. Comme je parlais anglais, j’ai décidé de développer l’exportation. On a commencé en faisant des mini-expos, chaque année … on allait dans un pays : on a fait l’Angleterre, la Belgique, les Pays-Bas… Et puis, dans les années 2010, j’ai développé une activité œnotourisme »

Pourquoi le fait-elle ?

C’est à ce moment là qu’Adélaïde Grall, de son statut de vigneronne, devient Adélaïde Grall Guide Touristique et ambassadrice du territoire.

« Il n’y avait pas du tout d’offre sur le sancerrois à cette époque ! Une amie qui avait des chambres d’hôtes avait une demande de clientèle étrangère pour des visites de vignobles, de caves, de dégustations. J’ai fait quelques clients et je me suis prise au jeu, ça m’a beaucoup plu, en fait je voyage sans bouger de chez moi ! Je rencontre des gens du monde entier, c’est très sympa. (…) Et puis comme on a peu de place dans la cave, la solution c’était de faire la dégustation dans les vignes. Et là j’ai tout de suite vu l’intérêt, on ne parle vraiment pas de la même façon quand on est dans la vigne et dans la cave. Ce que j’aime, c’est partager des bons moments et échanger avec les gens. »

Échanger avec les clients, qu’ils soient étrangers, de la région, et avec ses collègues vignerons, c’est inné chez Adélaïde.

« Avec mes collègues, il n’y a pas vraiment de concurrence par rapport à l’œnotourisme parce que nous ne sommes pas pas très nombreux à le proposer. J’ai moi-même fait des visites chez tous les collègues qui le propose, déjà parce que des clients étrangers me le demandaient pour des “Wines Tours” d’une journée ou d’une demie journée. N’ayant pas suffisamment à proposer moi-même, je suis aller vers les autres. Et puis ça me permet d’apprendre aussi, chaque année, j’apprends des nouvelles choses, sur le vignoble, le vin, le sancerrois, je me nourris de ce qui se passe autour de moi. »

Le mot de la fin :

« J’ai une vision du territoire, je conçois l’œnotourisme pas seulement pour vendre notre vin, je vends le sancerrois. Je trouve qu’un vignoble tout seul n’a pas d’intérêt, il doit être présenté dans son contexte. Il y a l’histoire très riche de la famille de Vincent, liée au crottin de Chavignol, liée aussi à l’évolution du vignoble sancerrois qui contrairement à d’autres vignobles comme la Champagne ou le Bordelais a une histoire vraiment différente. L’essor de Sancerre est vraiment récent par rapport à d’autres vignobles. Et je trouve ça très intéressant à partager. (…) Ici, il y a des gens sympas, du bon vin, de la bonne nourriture, je suis très gourmande, très curieuse, donc ça me convient tout à fait ! »