Ils sont dix porteurs de projets à avoir lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme KissKissBankBank, en partenariat avec Tourisme et Territoires du Cher. Éric, dit Zèbreric en fait partie, il souhaite financer le nouveau local qui accueillera son Petit Musée Rigolo à La Borne.

C’est quoi le projet ?

Pour la faire courte, le projet de Zèbreric, c’est de financer le déménagement de son musée dans un nouveau lieu, à deux pas de l’ancien, toujours à La Borne. Un bâtiment rénové, plus grand, avec une grande terrasse et un jardin avec la possibilité d’organiser des événements pour les groupes.

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C’est lui qui en parle le mieux : 

« J’avais beaucoup de demandes de visites au Petit Musée Rigolo via les réseaux sociaux, et jusque là je n’ouvrais qu’un week-end par mois entre mai et septembre. J’avais quand même entre 100 et 200 personnes par week-end, donc j’étais très content. J’avais aussi des retours dans le village. Malheureusement le musée comme il est actuellement est un peu trop petit, donc mon projet c’est de changer de lieu pour mieux accueillir le public et plus régulièrement. Le lieu que j’ai choisi, ‘‘le Cube’’, me fascine, il m’interpelle. C’est un lieu atypique, original, totalement en phase avec le Petit Musée Rigolo, avec une salle d’exposition plus centrale. Je surfe sur la belle dynamique de La Borne, avec les galeries, les restaurants, le food truck. J’ai aussi beaucoup d’amis dans le village, on est une belle communauté. Mon projet d’ailleurs, c’est dans le respect du village, c’est complémentaire. »

C’est qui le projet ?

Son histoire : 
Il y a Zèbreric l’artiste, et il y a Éric, le mari, le père, et habitant de La Borne. Tout cela réuni en un seul personnage, souvent zébré, toujours prêt à défendre son village jusqu’au bout des… sabots, et pas prêt de tirer un trait – ou une rayure – sur son humour !

« Je suis arrivé il y a 20 ans au hasard d’une vie professionnelle. J’habitais à côté de Bourges, et j’ai eu un coup de foudre pour La Borne. On s’y est installé avec ma femme parce qu’on aimait l’âme du village : les artistes, les potiers, vous pouvez visiter une soixantaine d’ateliers de céramistes, il y a 17 nationalités différentes. C’est un village qui bouge, il y a des activités, c’est un village atypique et original, unique en France. Des événements d’humour, des carnavals, des happening, c’est notamment ici qu’il y avait eu le mariage de Chirac avec Sarko ! Et il y a aussi une grande brocante, la pucerie de La Borne, et il y a 10 ans j’ai commencé le détournement d’objets ici. Et c’est dans ce cadre que le Petit Musée Rigolo est né. (…) J’aimais mettre des noms sur des objets. J’en ai regroupé plein sous une tente, avec les codes du musée, avec les cadres et les vitrines. J’ai simplement accolé musée et rigolo ! »

Ce qu’il fait ici :
Comment passe-t-on de quelques objets sous une tente à un musée entier ? « La tente à la pucerie, c’était la première étape. Ensuite la deuxième étape c’était internet, Facebook et la publication d’un objet tous les dimanches, puis un site internet. Puis la troisième étape c’était de passer du virtuel au réel ! Donc en 2015 j’ai ouvert ce lieu d’exposition qui permet d’accueillir les visiteurs. Et la quatrième étape sera le projet ! »

Un homme inspiré, et qui ne se cache pas de s’inspirer aussi à droite et à gauche, au nord et au sud, ici et là. Parfois de très loin… et parfois de plus près !

« Parmi mes influences, il y a mon père, qui a pas mal d’humour et qui adore faire des blagues ! Il y a aussi Jacques Carelman, un plasticien, il a fait une série, ‘‘les objets introuvables’’ avec par exemple le marteau en mousse ou les pantoufles avec palmes. Des objets rigolos, un peu inutiles ! Sinon, il y a les Monthy Python, Desproges, ou Ben, celui qui fait des petites phrases sur les trousses. Le mouvement fluxus aussi, un art qui mêle création artistique et humour. (…) J’ai une histoire avec les objets en général : j’en perd beaucoup, et j’aime en créer ! L’idée pour la création en fait elle vient de deux façons : soit j’ai vraiment un coup de foudre pour un objet, et je le recycle, et à ce moment là je le colle, souvent à un fait d’actualité. Ou alors c’est l’inverse c’est l’actualité qui m’inspire, et je cherche l’objet justement pour l’illustrer. J’aime traiter de faits de société, avoir un regard sur la société corrosive. Parfois grave pourquoi pas, avec l’humour noir je peux me permettre de mieux traiter ça. »

Le mot de la fin :

« Le Petit Musée Rigolo, c’est une passion qui grandit. J’aime beaucoup notamment la rencontre avec le public grâce au musée. Ici à La Borne, les gens viennent pour la céramique, mais certain viennent aussi pour le Petit Musée Rigolo. Ils le reconnaissent grâce à Facebook ou Instagram. (…) Avec ce projet, on va attirer de nouveaux visiteurs dans le Cher, participer au dynamisme de La Borne / Henrichemont / Terres du Haut Berry, pour les commerces, les céramistes, les potiers… (…) Ce sera aussi l’occasion d’entendre de nouvelles anecdotes ! Un visiteur m’a demandé un jour, après avoir vu le portrait du soldat inconnu : ‘‘Mais alors, vous l’avez trouvé ?’’ C’est aussi un métier à risque, ma femme est déjà tombé sur le ticket de caisse où j’avais acheté les sous-vêtements pour représenter la famille Le Pen. Elle a été surprise ! Mais elle a l’habitude, c’est déjà elle qui m’a nommé Zèbreric. En fait, je le tiens de… » Désolé, on garde la surprise ! Mais vous pourrez lui demander directement vous même. Rendez-vous au nouveau Petit Musée Rigolo !