Ils sont dix porteurs de projets à avoir lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme KissKissBankBank, en partenariat avec Tourisme et Territoires du Cher. Xavier en fait partie, il souhaite financer l’achat d’un treuil made in France neuf et de très haute qualité pour ses vols en parapente.

C’est quoi le projet ?

Le projet de Xavier, c’est d’acheter un tout nouveau treuil pour la saison 2021 et de porter son école au rang des meilleures écoles nationales utilisant la technique du treuil. Après 5 ans avec un treuil de bonne qualité mais d’occasion, il souhaite s’équiper de ce qui se fait de mieux sur le marché. Ainsi, il pourra envisager des vols dans toute la région !

Le treuil actuel

C’est lui qui en parle le mieux !

« Pour l’ouverture de l’école, j’ai acquis un treuil d’occasion. Un treuil performant mais qui avait déjà quelques années de service, ce qui m’a permis de m’y faire et de lancer l’école. Après cinq saisons, je veux proposer à mes stagiaires et aux biplaces la possibilité d’avoir un treuil moderne, dernier cri, et tout neuf afin de pouvoir continuer l’activité et la rendre pérenne. L’idée c’est aussi de motiver d’autres biplaceurs pour venir dans la région et développer l’offre de biplaces pour tout le public. Également de se sortir du Sancerrois, c’est à dire d’aller sur des lieux atypiques du Berry, trouver des endroits qui ont un caractère particulier : peut-être un élément naturel, un lac ou un vignoble, peut-être un château ou une abbaye… venir avec le treuil, le treuilleur, le pickup, le chauffeur, les biplaceurs et organiser un week-end, une journée spécifique biplace à cet endroit. (…) L’acquisition du treuil sera pour la fin d’année, pour la saison 2021. Son coût est estimé aux alentours de 10000€. Cet hiver j’ai investi dans un nouveau pickup, afin d’y installer le treuil. L’idée, c’est d’autofinancer le treuil à 100%. »

C’est qui le projet ?

Son histoire

Son accent chantant le trahi, Xavier n’est pas un berrichon d’origine ! Il est originaire du sud de la France, vers Montpellier, et c’est là qu’il prend son envol… « J’ai commencé le parapente à 18 ans. Je rêvais de voler, et un jour par hasard deux amis me proposent un stage. Je n’y connaissais rien, mais je me suis dit ‘‘à priori ça vole, allez on y va !’’. Et l’histoire avec le parapente a démarré comme ça, un coup de foudre d’entrée de jeu. » Dès lors, il enchaîne stages, formations, et il voyage dans les Pyrénées, en Charente-Maritime et fait des rencontres importante, Alain Nouraud alors cadre national pour la partie treuil, dont il tire aujourd’hui tout le côté professionnel et sécuritaire lié à son utilisation, Eric Roussel représentant d’une des plus grandes marques de parapente Gin et aujourd’hui patron de la marque Néo, créateur de voiles de speed flying et concepteurs de sellettes parapente haut de gamme made in France dont il revend les marques au sein de l’école, avant de poser ses valises dans le Cher. « Je suis arrivé ici avec mon expérience, mon parapente, et j’ai cherché à trouver où m’exprimer dans la région. Je suis arrivé à Sancerre, il y avait des reliefs, et j’ai trouvé les premiers sites de vol. Mais très vite j’ai voulu intégrer la technique du vol treuillé. (…) Dès mes premiers stages j’ai fait mes premiers vols au treuil. Le treuil ne m’a jamais quitté depuis dans toute ma vie de parapentiste. »

Ce qu’il fait ici…

Depuis bientôt 20 ans, il survole le Berry de long en large ! Mais c’est à Bué, près de Sancerre, qu’il a décidé d’installer son club et d’organiser six éditions d’un festival annuel qui reprendra le nom de sa future école, ‘‘Rev’d’Ailes’’. Celle-ci arrivera en 2015 après quelques conciliabules de comptoir : « L’idée est venu ici même, sur la terrasse de Marco au Saint-Vincent. Le côté petit village me faisait beaucoup penser aux écoles de parapente en Espagne qui se trouvent dans des petits villages des Pyrénées. Je retrouvais cette ambiance ici. C’est parti de là, sur un délire au départ ! » Un délire qui l’a amené jusqu’à la validation de son brevet d’état et à l’apprentissage de techniques de pédagogie adaptées à la région.
Car la région, bien que vallonnée, ne rivalise pas avec les reliefs alpins ou pyrénéens ! C’est là que le treuil intervient. « L’intérêt du treuil est de pouvoir pallier aux problèmes du vent et de la technicité des sites relief, on peut prendre de la hauteur tout de suite. Ça permet aux élèves d’acquérir de l’expérience sur des vols conséquents. Et ça me permet de proposer des biplaces facilement avec un point de vue exceptionnel, surtout sur le plateau de Bué. On est dans un coin de la région où les vallons se succèdent avec les coteaux, le bord de Loire, le Canal, bordé par les cultures céréalières. Donc dès que l’on prend de la hauteur, le point de vue est là et l’émotion fait le reste. Moi, j’ai juste à vous transporter en l’air, et le cadre opère pour le côté magie. »

Le mot de la fin

« Toute l’expérience que j’ai autour de cet outil fait que jusque là, je n’ai jamais eu de soucis. (…) Quand je suis en l’air, c’est comme la première fois. Je pourrais décrire la première fois où j’ai décollé les pieds ne serait-ce que 30 centimètres au dessus du sol. C’est une sensation de bonheur, de surprise et de bien-être. (…) Beaucoup de gens sont surpris au premier abord de se retrouver derrière un câble. Mais très vite la surprise fait place au côté magique de pouvoir s’élever et surtout de découvrir le paysage. La partie treuillée, c’est à dire avec le câble, où on va partir du sol jusqu’à 400, 500 voire 600m de hauteur, c’est déjà une expérience fantastique. Ensuite, on largue le câble et là on fait un vol typique comme dans les Alpes, les Pyrénées ou sur tout site relief. (…) Et même si on fait un vol un petit peu court, par rapport aux conditions aérologiques, il y a déjà le plaisir, les gens sont contents. Je n’ai jamais vu de personnes déçues. »

Aidez Xavier à financer son projet