Le mois de juin 2026 apparaît globalement contrasté, avec une activité perçue comme stable
ou légèrement en retrait. Près de 55,8 % des professionnels estiment la fréquentation peu ou
pas satisfaisante par rapport à 2025, tandis que 44,2 % en expriment une satisfaction.

Des écarts selon les secteurs et les territoires

Les niveaux de satisfaction varient sensiblement selon les activités. Les hébergements
touristiques enregistrent les meilleurs résultats (52,2 % de satisfaction), suivis des sites de
visite et activités de loisirs (44,2 %). La restauration apparaît plus en retrait (33,4 %), tandis
que les offices de tourisme affichent le niveau le plus faible (16,7 %).

Les disparités territoriales sont également marquées. Le Sud Berry se distingue avec un taux
de satisfaction de 61,9 %, devant Sancerre et la Loire (47 %). À l’inverse, les niveaux sont
plus faibles en Berry Sologne (33,3 %) et à Bourges et ses environs (31,8 %).

Des clientèles globalement en léger retrait

Les professionnels observent une dynamique clientèles globalement en recul. 48 % des
répondants indiquent une baisse de fréquentation, contre 36,7 % de stabilité et 15,3 % de
hausse.

Les clientèles étrangères apparaissent les plus fragilisées (48,8 % en baisse), tandis que les
clientèles françaises restent relativement équilibrées. Les clientèles d’affaires se distinguent
par une dynamique plus favorable, avec la plus forte part de hausse (25,9 %). Les clientèles
de groupes et les clientèles à vélo restent majoritairement stables.

Une activité économique perçue comme mitigée

Le chiffre d’affaires est globalement jugé équilibré mais légèrement défavorable : 53,9 % des
professionnels expriment une perception négative contre 46,1 % d’avis positifs. Le ticket
moyen apparaît quant à lui globalement stable (49 %), même si les évolutions restent
orientées à la baisse (36,7 % contre 14,3 % de hausse).

Des facteurs externes fortement structurants

Plusieurs facteurs influencent fortement l’activité touristique du mois de juin. Le prix du
carburant est identifié comme le principal facteur négatif (77,3 %), devant le contexte
international (62,8 %) et la météo (62,2 %). Ces éléments sont perçus comme des
contraintes importantes, même si leur impact reste variable selon les situations.

Un début de saison sous le signe de la transition

Enfin, les professionnels soulignent un effet de calendrier marqué, avec une forte dynamique
concentrée sur les ponts de mai et une activité plus diffuse en juin. Le mois est ainsi souvent
perçu comme une période intermédiaire dans la saison estivale.

Une entrée progressive dans la saison estivale

Dans ce contexte contrasté, certaines clientèles contribuent à maintenir un niveau d’activité
relativement régulier. Le mois de juin s’inscrit ainsi comme une phase de transition vers la
haute saison estivale, avec des perspectives qui dépendront fortement des conditions
climatiques.

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